Pochettes Vinyles Mythiques

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jerome
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Re: Pochettes Vinyles Mythiques

Messagepar jerome » 06 nov. 2017, 22:24

JLH a écrit :Seul Don HENLEY signe des titres potentiellement dignes du niveau des Eagles, dont un en particulier sorti sur son 2ème disque solo en 84, « Building the perfect beast » ; la chanson s’appelle « BOYS OF SUMMER » et c’est un véritable petit bijou californien, qui aurait pu figurer sur un disque du groupe.


Merci Jean-Luc pour cette belle découverte, une chanson de circonstance en cette période de l'année. :1010:
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Re: Pochettes Vinyles Mythiques

Messagepar JLH » 08 nov. 2017, 09:47

jerome a écrit :
JLH a écrit :Seul Don HENLEY signe des titres potentiellement dignes du niveau des Eagles, dont un en particulier sorti sur son 2ème disque solo en 84, « Building the perfect beast » ; la chanson s’appelle « BOYS OF SUMMER » et c’est un véritable petit bijou californien, qui aurait pu figurer sur un disque du groupe.


Merci Jean-Luc pour cette belle découverte, une chanson de circonstance en cette période de l'année. :1010:


Je suis content que tu aimes BOYS OF SUMMER, Jérôme.
Cette chanson a d'ailleurs été mise au répertoire des tournées de reformation des Eagles. Ce n'est que justice.

Si tu aimes les Eagles, penche-toi sur les Flying Burrito Bros qui ont sorti 3 disques fabuleux entre 69 et 71.
Keith RICHARD était un ami de Gram PARSONS jusqu'à fin 1971 et si tu écoutes bien 2 chansons de THE GILDED PALACE OF SIN, tu découvriras que les Stones se sont servis de HIPPIE BOY et de SIN CITY pour écrire leur chanson country FARAWAY EYES sur l'album SOME GIRLS de 78.
Le refrain, c'est la mélodie de SIN CITY, et la partie parlée c'est HIPPIE BOY.
C'est vraiment gros, personne n'en a jamais fait allusion, mais étant un fan absolu des Burritos, il fallait le mentionner et rendre justice.
A noter que sur HIPPIE BOY, les choeurs féminins sont assurés par les filles des GTO's produites à l'époque par Zappa, dont Pamela Des Barres et Christine Frka (celle-la même qui est en pochette du disque HOT RATS) faisaient partie.

On peut dire que les Burritos ont créé le Country Rock et que les Eagles l'ont modernisé; et ce sont ces derniers qui ont décroché la timbale!

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Re: Pochettes Vinyles Mythiques

Messagepar jerome » 09 nov. 2017, 08:54

Du coup, j'ai tellement apprécié The Boys of summer que je me suis commandé l'album.

Je ne connais pas les Flying Burrito Brothers mais sûr qu'ils sont sur ma liste d'achat tant j'apprécie les disques de Gram Parsons en solo ainsi que Sweetheart of the rodeo.

J'ai vraiment envie en ce moment de me goinfrer de cette musique californienne, peut-être aidé en cela par ma lecture en début d'année d'Hotel california. Je vais recevoir d'ici peu deux disques de John David Souther, un homme de l'ombre qui est souvent cité dans le livre d'Hoskyns et quelqu'un d'apparemment très respecté dans le milieu, ce sera encore une totale découverte. A ce propos, je sais pas si vous êtes au courant de la parution en CD il y a quelques mois de Longbranch Pennywhistle, l'album éponyme du duo qu'il avait formé avec Glenn Frey à son arrivée à Los Angeles.
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Re: Pochettes Vinyles Mythiques

Messagepar JLH » 10 nov. 2017, 09:25

jerome a écrit :J'ai vraiment envie en ce moment de me goinfrer de cette musique californienne, peut-être aidé en cela par ma lecture en début d'année d'Hotel california. Je vais recevoir d'ici peu deux disques de John David Souther, un homme de l'ombre qui est souvent cité dans le livre d'Hoskyns et quelqu'un d'apparemment très respecté dans le milieu, ce sera encore une totale découverte. A ce propos, je sais pas si vous êtes au courant de la parution en CD il y a quelques mois de Longbranch Pennywhistle, l'album éponyme du duo qu'il avait formé avec Glenn Frey à son arrivée à Los Angeles.


Le livre de Barney HOSKYNS est vraiment formidable. Ce mec est une bible.Je me souviens qu'il parle des Longbranch Pennywhistle, et c'est une bonne nouvelle que ce soit édité en CD. Je vais y jeter une oreille.
Barney HOSKYNS a également publié une bible formidable sur Led Zeppelin.
Au niveau des livres sur le Rock Californien, il y a 2 autres livres que je peux recommander: dans LAUREL CANYON, paru aux éditions "Le mot et le reste", Arnaud Devillard revient sur ce quartier mythique de LA qui a vu naître le Rock Californien, avec une multitude d'anecdotes et une description parfaite de l'ambiance qui régnait dans ce canyon à cette époque-là.

Il y a également le livre de Pamela DES BARRES, I'M WITH THE BAND, paru il y a de ça des lustres, et dont il ne faut pas négliger l'impact. Cette fille a connu toutes les pop stars de l'époque Californienne, et son livre, quelque peu holé-holé, n'en reste pas moins très touchant, en particulier lorsqu'elle parle de Gram PARSONS ou de Chris HILLMAN. Elle a connu MORRISON, Waylon JENNINGS, Linda RONSTADT sans oublier toute l'armada britannique qui venait à LA mener la grande vie ("Life in the fast lane" diront plus tard les EAGLES), avec en tête de liste les LED ZEPPELIN et les STONES.

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Re: Pochettes Vinyles Mythiques

Messagepar jerome » 11 nov. 2017, 01:41

JLH a écrit :
Le livre de Barney HOSKYNS est vraiment formidable. Ce mec est une bible.Je me souviens qu'il parle des Longbranch Pennywhistle, et c'est une bonne nouvelle que ce soit édité en CD. Je vais y jeter une oreille.
Barney HOSKYNS a également publié une bible formidable sur Led Zeppelin.
Au niveau des livres sur le Rock Californien, il y a 2 autres livres que je peux recommander: dans LAUREL CANYON, paru aux éditions "Le mot et le reste", Arnaud Devillard revient sur ce quartier mythique de LA qui a vu naître le Rock Californien, avec une multitude d'anecdotes et une description parfaite de l'ambiance qui régnait dans ce canyon à cette époque-là.

Il y a également le livre de Pamela DES BARRES, I'M WITH THE BAND, paru il y a de ça des lustres, et dont il ne faut pas négliger l'impact. Cette fille a connu toutes les pop stars de l'époque Californienne, et son livre, quelque peu holé-holé, n'en reste pas moins très touchant, en particulier lorsqu'elle parle de Gram PARSONS ou de Chris HILLMAN. Elle a connu MORRISON, Waylon JENNINGS, Linda RONSTADT sans oublier toute l'armada britannique qui venait à LA mener la grande vie ("Life in the fast lane" diront plus tard les EAGLES), avec en tête de liste les LED ZEPPELIN et les STONES.

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Hoskyns a aussi écrit Waiting for the sun (éditions Allia) qui élargit le spectre sur la musique à Los Angeles depuis les débuts du Jazz West-coast, que je vais bientôt attaquer. Dans Hotel california, sur la transformation du Rock Business et comment la génération Hippie a bradée ses idéaux sur l'autel du profit et s'est transformée en Yuppie au cours des années 80, il semble pas mal rejoindre ce qu'en dit Don Henley dans sa chanson (avec cette phrase intrigante « out on the road today I saw a Deadhead sticker on a cadillac  » ) et aussi Joni Mitchell. Je relisais hier le portrait que Hugo Cassavetti lui a consacré il y a dix ans dans Télérama et, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle ne mâche pas ses mots sur le milieu du rock y compris sur des mecs comme Dylan.

Devillard, je l'ai vu en librairie mais je l'ai pas emporté, ça me semblait un peu trop léger, j'ai peut-être eu tort. Ce serait quand même bien qu'un éditeur ait la bonne idée de faire paraître en français le livre de Michael Walker ou, encore mieux, celui d'Harvey Kubernik (dont j'avais beaucoup apprécié le livre sur Cohen).

Pamela des Barres a aussi connu Bryan McLean du groupe Love auquel elle avait rendue un très bel hommage dans Mojo au moment de sa mort en 1998.
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Re: Pochettes Vinyles Mythiques

Messagepar alien78 » 11 nov. 2017, 09:16

En complément, il y a aussi " California Dreamin' " également chez Le Mot et Le Reste

<:)
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Re: Pochettes Vinyles Mythiques

Messagepar JLH » 11 nov. 2017, 18:57

jerome a écrit :
JLH a écrit :
Au niveau des livres sur le Rock Californien, il y a 2 autres livres que je peux recommander: dans LAUREL CANYON, paru aux éditions "Le mot et le reste", Arnaud Devillard revient sur ce quartier mythique de LA qui a vu naître le Rock Californien, avec une multitude d'anecdotes et une description parfaite de l'ambiance qui régnait dans ce canyon à cette époque-là.

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Devillard, je l'ai vu en librairie mais je l'ai pas emporté, ça me semblait un peu trop léger, j'ai peut-être eu tort.


Oui, tu as eu tort ;) .

Il faut voir le livre de Devillard non pas comme un désir d'étudier le Rock Californien, mais comme une balade au coeur du quartier qui a accueilli tous ces compositeurs géniaux.
C'est un moment de dépaysement total, et un complément important au bouquin d'Hoskyns.

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Re: Pochettes Vinyles Mythiques

Messagepar jerome » 12 nov. 2017, 00:12

Ok, bon, ça a le mérite d'être clair, je vais me le procurer. Cela dit ses autres livres sur ses trips aux States, qui ne parlent pas de rock, semblent assez intéressants.

En complément, un lien sur quelques lieux immortalisés par les pochettes de disques :

Linda Ronstadt, the Byrds : http://www.popspotsnyc.com/the_byrds/
Crosby, Stills & Nash, pochette de leur premier disque : http://www.popspotsnyc.com/crosby_stills_nash
Crosby, Stills, Nash & Young, album Déjà vu : http://www.popspotsnyc.com/deja_vu/
The Doors, album Morrison Hotel : http://www.popspotsnyc.com/the_doors_morrison_hotel
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Re: Pochettes Vinyles Mythiques

Messagepar Bigbroz » 13 nov. 2017, 23:01

JLH a écrit :MOLLY HATCHET – 1977 : Des Rêves Que Je ne Vivrai Jamais


Salut Fred,

nos messages se sont croisés!

Puisque j'ai également en magasin la pochette du fabuleux 1er album de MOLLY HATCHET, la voici :

J-Luc

Image

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Très bon album :super:
Sonos Connect+M2tech Young / Technics SL-1800mk2+AT440MLb / NAC 72+Hicap+NAP 250CB / SBL
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Re: Pochettes Vinyles Mythiques

Messagepar JLH » 18 nov. 2017, 12:17

JAMES GANG – LIVE IN CONCERT – 1971 - Les Débuts De Joe Walsh


Au début des années 70, le hard rock britannique, emmené par son armada incontournable constituée de Led Zeppelin, Deep Purple et Black Sabbath, fait une véritable razzia sur le sol américain.
Dans la foulée, 4 groupes US vont faire parler la poudre et essayer de concurrencer les anglais.
Ce sont ALICE COOPER, STEPPENWOLF, CACTUS et le JAMES GANG.

Dans sa discothèque secrète, Philippe Manœuvre cite un album du James Gang intitulé THE JAMES GANG RIDES AGAIN sorti en 1970.
Faisant partie des rares disques de sa liste que je possède, j’ai réécouté « Rides Again » avec une attention toute particulière. En effet, depuis quelque temps, j’ai fait plein de bonnes découvertes dans ma discothèque en écoutant des disques que je n’avais plus passé depuis des dizaines d’années et pour certains j’étais totalement passé à côté, peut-être par manque d’expérience ou de recul.
Toujours est-il que RIDES AGAIN m’a littéralement scotché à mon canapé et m’a obligé à le passer une 2ème fois dans la foulée…et encore un peu plus fort !
C’est un disque fantastique et le son du vinyle est d’une clarté assez rare pour un disque de cette époque.
A la tête du James Gang, il y a bien-sûr Joe WALSH, un guitariste hyper talentueux et ami de Jimmy Page. Ce dernier a reçu en cadeau de la part de Walsh une splendide Gibson Les Paul « sunburst » que Page a utilisé sur plusieurs tournées américaines.
En plus d’être un excellent guitariste, Walsh est un bon chanteur et c’est lui qui chante sur RIDES AGAIN, du fait du départ du chanteur officiel du groupe Kenny WEISS, après la sortie du 1er album du groupe, THE YER ALBUM, paru en 69.
L’album est très varié, mais 2 morceaux sortent du lot, FUNK#49 et THE BOMBER, une cavalcade guitaristique de 7mn avec au milieu, quelques lignes mélodiques du Boléro de Ravel, qui provoquera bien des tourments contractuels au groupe.

Pourtant, ce n’est pas l’album RIDES AGAIN que j’ai choisi pour figurer dans les pochettes mythiques. Pourquoi ?
Tout simplement parce que sa pochette est trop simpliste et que le but initial de la rubrique, au delà de la musique, demeure l’attrait de la pochette.
Pour le remplacer, j’ai donc cherché un autre album du James Gang avec Joe WALSH comme guitariste et choisi le dernier qu’il a fait avec le groupe.
C’est un album live, intitulé LIVE IN CONCERT, paru en 71 juste après l’album studio THIRDS ayant succédé à RIDES AGAIN.

Ce qui frappe à l’écoute de ce live, c’est la puissance de feu que le JAMES GANG balançait à son public. La guitare de WALSH est très en avant et fait feu de toutes parts. Il y a de grandes similitudes dans son jeu de guitare avec celui de Jimmy Page.
C’est un monstre.
L’album est hyper bien assemblé et tous les genres musicaux que jouait alors le groupe sont représentés dans LIVE IN CONCERT.
Ca commence par la bombe STOP et son riff mastodonte. Le son est démentiel et rien de plus efficace pour chauffer la salle qu’un tel morceau.
On enchaîne avec le blues de service YOU’RE GONNA NEED ME, une reprise d’Albert KING, sur lequel Joe WALSH fait miauler le bois de sa Gibson. Les duels avec la basse de Dale PETERS sont un autre point fort de l’album.
On passe ensuite au côté californien de Joe WALSH avec 2 chansons très « middle of the road » TAKE A LOOK AROUND avec ces jolies nappes d’orgue et TEND MY GARDEN, ce dernier morceau étant amputé de 2mn par rapport à la version studio de Rides Again.
Il en est d’ailleurs de même pour le Zeppelinien ASHES, THE RAIN & I, époque face acoustique Led Zep III, mais le morceau est malgré tout remarquablement interprété.

Puis arrive la face 2, la face qui tue, avec tout d’abord un rock signé Walsh, WALK AWAY sur lequel le travail de sape du guitariste et du bassiste laisse présager de la suite.
Et quelle suite ! Une reprise de LOST WOMAN des Yardbirds, qui s’étale sur 18mn, avec les improvisations des 3 musiciens, pas trop longues et s’enchaînant sans casser le rythme très jazzy du morceau. Il faut écouter ce disque en vinyle et fort, car le son, sans agressivité aucune, le permet.
Je trouve la pochette très réussie avec ce clin d’œil aux grands héros de l’Ouest américain.

Joe WALSH quitte après ce disque JAMES GANG pour entamer une carrière solo, puis rejoindre les EAGLES fin 75, après la défection de Bernie LEADON. Il apportera une touche très rock au groupe, qui recherche alors un guitariste capable de les emmener dans les grands stades US.

Le JAMES GANG perd donc sa voix et sa guitare. Il recrute alors le guitariste Domenic TROIANO et le chanteur Roy KENNER pour remplacer WALSH. Ce choix est malheureusement un échec complet et les 2 albums studio qui suivent sont 2 beaux nanars funky, qui rejoignent bien vite les bacs à solde, STRAIGHT SHOOTER en 71 et PASSIN’ THROUGH en 72.
En 73, arrive, sur les conseils de Walsh, le virtuose Tommy BOLIN, et là c’est autre chose. 2 Albums majestueux sortent, BANG en 73 et MIAMI en 74. BOLIN compose pratiquement tous les morceaux et chante sur quelques-uns.
Hélas, BOLIN cède à l’appel de DEEP PURPLE afin de combler le départ de Blackmore. On connaît la suite. BOLIN meurt d’overdose en décembre 76 après l’enregistrement de son 2ème et excellent disque solo PRIVATE EYES.

Après le départ de BOLIN suivi de celui de KENNER, remplacés par Bubba KEITH (Futur POINT BLANK) et Richard SHACK, JAMES GANG reprend du service avec 2 autres albums, NEWBORN et JESSE COME HOME avant de se séparer en 77, faute de succès.

Ce groupe est assez méconnu, mais quand on a possédé en son sein, 2 des plus grands guitaristes américains des années 70, ce n’est pas anodin, et leurs meilleurs albums valent le détour.

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Re: Pochettes Vinyles Mythiques

Messagepar JLH » 29 nov. 2017, 17:33

J'ai remplacé la photo que j'avais prise de la pochette par un vrai Scan. Ca prend plus de temps mais c'est quand même beaucoup plus beau.
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Re: Pochettes Vinyles Mythiques

Messagepar JLH » 01 déc. 2017, 10:42

LYNYRD SKYNYRD – STREET SURVIVORS – 1977 - Putain d'Avion


Cet album est le dernier enregistré par LYNYRD SKYNYRD dans sa formation d’origine.
Il n’est d’ailleurs sorti que depuis quelques jours lorsque leur avion, un CONVAIR CV240 datant de 1947, s’écrase le 20 octobre 1977 dans une forêt marécageuse de Louisiane non loin de Gillsburg.
La faute à une panne de fuel ayant entraîné l’arrêt des 2 moteurs de l’appareil.
Ce CONVAIR est très vétuste et présente de sérieux dysfonctionnements et a d’ailleurs été refusé par le manager d’Aerosmith peu avant que Lynyrd Skynyrd le loue pour son « Tour of the Survivors » qui débute en Californie avec notamment un énorme festival dans le stade d’Annaheim le 27 août.
Les membres et le staff du groupe sont conscients de la dangerosité de l’appareil, et il est décidé de le remplacer par un avion flambant neuf dès le lendemain de ce concert que le groupe doit donner à Baton Rouge.
La choriste Leslie HAWKINS refuse d’ailleurs de monter dans l’appareil suite aux bruits inquiétants et à la fumée noire jaillissant des 2 moteurs. Il est fort probable que la cause de la panne sèche soit due à une surconsommation de fuel ayant échappée à la vigilance des 2 pilotes tués lors du crash.
Lorsque les 2 moteurs s’arrêtent de fonctionner ce 20 octobre, l’avion n’est qu’à 70 kms de Baton Rouge. Hélas, ne pouvant plus guider l’appareil, les pilotes n’ont pu éviter à l’avion de se crasher dans une forêt au milieu d’un marécage. Le choc est terrible, et tous les sièges avec leurs occupants sont arrachés de la carlingue et sont propulsés à l’avant de l’appareil.
Il y a 26 personnes à bord, et 6 d’entre elles sont tuées sur le coup. Parmi eux, 3 membres du groupe, le chanteur et leader Ronnie VAN ZANDT, le nouveau guitariste Steve GAINES, sa sœur la choriste Cassie GAINES ainsi que le manager Dean KILPATRICK et les 2 pilotes.
Les autres sont tous très gravement blessés à part Artimus PYLE, le batteur qui part dans la nuit avec 2 autres rescapés encore valides afin de chercher du secours.
Comble de malchance, ils tombent sur un fermier qui les prend pour des évadés de prison et qui loge une balle en pleine épaule de PYLE, qui crie « Plane Crash ». Le fermier se rend compte de son énorme bévue et aide à faire venir les secours qui arrivent dans la ½ heure suivante. L’évacuation des blessés est très difficile au vu de la configuration des lieux.

Les membres rescapés Gary ROSSINGTON, Allen COLLINS, Leon WILKESON, Billy POWELL et Artimus PYLE font alors un serment de ne plus jamais utiliser le nom de LYNYRD SKYNYRD, en hommage à son fondateur Ronnie VAN ZANDT.
Il semble que ce dernier ait succombé à un étouffement après que les autres passagers se soient empilés sur lui, Ronnie étant placé à l’avant de l’appareil.

Il faut se souvenir qu’en 1977, le nom de LYNYRD SKYNYRD résonne dans toute l’Amérique au même titre que ceux d’Aerosmith et des Eagles. Grand fan de FREE et des STONES, Ronnie Van Zandt et ses compères ont créé un genre nouveau, le Southern Rock et grâce à leur travail acharné, ils ont réussi à s’imposer avec des disques majeurs et 2 hits planétaires, FREE BIRD et SWEET HOME ALABAMA qui passent sans cesse sur les radios FM américaines.
« Free Bird » a d’ailleurs détrôné « Stairway to heaven » comme chanson la plus demandée par les auditeurs.
Lorsqu’ils jouent dans les festivals US, il est très difficile de leur succéder sur scène, surtout après la cavalcade d’Allen Collins à la guitare sur Free Bird, dont le solo est reconnu comme étant un des plus beaux de toute l’histoire du rock.

En 75, Steve GAINES remplace Ed KING à la guitare. Totalement inconnu, c’est sa sœur Cassie, Choriste au sein du groupe, qui parle de lui à Van Zandt. Celui-ci a alors une idée complètement folle, il lance Steve GAINES devant 16000 spectateurs sans répétition préalable en demandant à l’ingénieur du son de couper le micro de Gaines si celui-ci défaille.
Il n’en est rien car GAINES connaît les morceaux du groupe et est un merveilleux guitariste, qui plus est, excellent mélodiste et compositeur. Il redonne du tonus au groupe qui en a bien besoin après le départ de Ed King, absent sur l'album GIMME BACK MY BULLETS.
Le groupe sort alors son fameux double live ONE MORE FROM THE ROAD enregistré à Atlanta au Fox Theater. Hélas, le producteur Tom DOWD ne sait pas restituer le son du groupe, et le résultat est décevant. On a l’impression qu’on a affaire à un Lynyrd Skynyrd sous léxomyl. Ca manque de pêche et d’énergie, 2 caractéristiques majeures de leur musique.
Commence ensuite l’enregistrement de STREET SURVIVORS sous la direction de DOWD. Le groupe a plein de nouveaux morceaux super accrocheurs et très variés. Hélas, là encore DOWD se plante et le résultat n’est pas au rendez-vous. Kevin ELSON, l'ingénieur du son des concerts du groupe, leur stipule que s’ils sortent ce disque dans l'état, ils sont finis. A noter qu’on peut découvrir ce mixage sur la réédition DELUXE de l’album.
Lynyrd décide alors de tout reprendre à zéro et de réenregistrer avec un autre producteur, Rodney MILLS. Et là, le résultat est tout autre. STREET SURVIVORS atteint le niveau du 1er album du groupe et dépasse même en qualité SECOND HELPING, celui-là même où se trouve Sweet Home Alabama.
La complicité entre Van Zandt et Gaines est totale et saute aux yeux. On sent un groupe en train de passer un cap et d'atteindre le statut de super star du rock, but pour lequel le groupe a tout sacrifié. C'est Gaines qui compose la majorité des chansons avec Van Zandt ou tout seul, et son jeu de guitare, incisif et d'une rapidité sidérante, apporte énormément au groupe.
Les 3 guitaristes s’en donnent à cœur joie et c’est un festival de solos et de slide guitar sur tout l’album. Le meilleur titre de l’album, au titre prémonitoire, « That Smell » est dédié à Allen Collins, dont la vie tumultueuse et ses nombreux accidents de voiture ont inspiré les paroles à Van Zandt : « Ca pue la mort autour de toi… ». La chanson est exceptionnelle et représente pour moi le sommet du son du Southern Rock.
D’autres titres sont destructeurs comme le morceau d’ouverture, un rock bien stonien « What’s your name », le très jazzy « I know a little » sur lequel Gaines nous gratifie d'un solo vertigineux, ses notes frappant comme des flèches, le très bluesy « Ain't no good life » ou encore « I got that right » avec cette slide juteuse de Rossington.
Il y a également une très belle ballade « I never dreamed » et une composition « One more time » datant le leurs premières sessions faites à Muscle Shoals en 71 avec par Rick MEDLOCKE à la batterie alors dans le groupe.
Que dire également de la magistrale interprétation d'un titre de Merle Haggard?
La pochette de l’album est également symbolique. A la demande des familles, elle sera retirée et remplacée rapidement par la pochette verso.
Elle réapparaîtra au moment de la sortie en version remasterisée du CD bien plus tard.

Le sort s’acharne ensuite sur Allen COLLINS qui perd sa femme Kathy en 81, des suites d’une hémorragie après une fausse couche. Il lui rendra un hommage touchant sur la pochette du 2ème disque du ROSSINGTON COLLINS BAND.
La suite est tout aussi dramatique, puisqu’il se crashe en voiture en 1986 tuant ainsi sa fiancée, lui restant paralysé des 2 jambes.
LYNYRD SKYNYRD se reforme en 1987 pour le 10ème anniversaire de l’accident d’avion et COLLINS apparaît tous les soirs en chaise roulante au début et à la fin des concerts de la tournée qui est triomphale. Il meurt en 89 des suites d'une pneumonie à l'âge de 37 ans.
Aujourd’hui, ROSSINGTON est le seul membre vivant de la formation d’origine et LYNYRD SKYNYRD continue de tourner et de sortir des albums.
Dorénavant, les tournées du groupe devraient s'appeler "The Tour of THE Survivor".

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Re: Pochettes Vinyles Mythiques

Messagepar JLH » 11 févr. 2018, 11:27

MILES DAVIS – KIND OF BLUE – 1959 - Un Moment De Paix


Je n'ai jamais été satisfait du son de cet album mythique.
Je ne possédais que la version CD remasterisée de 1997 et je trouvais le son beaucoup trop clair, sans chaleur, trop numérique.

J'ai ensuite acheté en 2008 une réédition vinyle et là c'était nettement meilleur surtout avec l'apport du EAR 834P.
Quand Coltrane ou Cannonball soufflent dans leurs engins, c'est vraiment du sax avec le petit grain en arrière de la scène sonore.

Puis, un jour, lors d'une écoute chez Jefferson HiFi, je découvre la version MONO; ce fut une révélation.
Tout était là. Des instruments enfin qui sonnaient analogiques et purs.

Je n'ai pas osé l'acheter en vinyle et j'ai donc acheté les fichiers sur Qobuz, et je l'ai gravé sur un CD Nierle face Noire.
Le résultat est vraiment beau.

Lorsque j'écoute FLAMENCO SKETCHES, pour moi, le plus beau morceau de l'album, c'est un moment de plaisir absolu.
Bill EVANS avait composé sur son magistral album de 58, EVERYBODY DIGS BILL EVANS, le morceau PEACE PIECE, un véritable moment de grâce, joué au piano uniquement.
Lors des sessions de KIND OF BLUE en 59, les musiciens ont travaillé sur une variation de ce thème, et ça a donné FLAMENCO SKETCHES.

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Re: Pochettes Vinyles Mythiques

Messagepar La Bastille » 13 févr. 2018, 23:34

JLH a écrit :MILES DAVIS – KIND OF BLUE – 1959
je découvre la version MONO; ce fut une révélation.
Tout était là. Des instruments enfin qui sonnaient analogiques et purs.....Je n'ai pas osé l'acheter en vinyle et j'ai donc acheté les fichiers sur Qobuz,

Lorsque j'écoute FLAMENCO SKETCHES, pour moi, le plus beau morceau de l'album, c'est un moment de plaisir absolu....Lors des sessions de KIND OF BLUE en 59, les musiciens ont travaillé sur une variation de ce thème, et ça a donné FLAMENCO SKETCHES

Je l'écoute maintenant en streaming sur Qobuz. Il est vrai que c'est pas mal du tout même en mono, peut-être même parce que c'est en mono..
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franck
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Re: Pochettes Vinyles Mythiques

Messagepar franck » 14 févr. 2018, 09:15

Je me demande si la dernière pochette de Mélodie Gardot deviendra mythique :rouge:

https://images-eu.ssl-images-amazon.com ... _SS500.jpg
ou https://dvfnvgxhycwzf.cloudfront.net/me ... -77903.jpg

en tous cas j'ai l'impression que j'aurais du essaye rd'assister aux répétitions :diable:

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