Sources analogiques et numérisation

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ALMO
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Re: Sources analogiques et numérisation

Message par ALMO »

A ce propos, j'ai indiqué dans la rubrique "Hifi autre que Naim Audio" dans le post "info sur Linn lp 12"

L'évolution récente sur la LP12: Le nouvel Urika 2 situé dans la LP12 transforme aussitôt le signal analogique MC en mode numérique; ce qui permettrait apparemment, selon Linn, un réglage précis d'adaptation entre l'étage phono et les caractéristiques de la cellule, ainsi qu'une préservation intégrale du message ? Ce qui nécessite dans ce cas la présence d'une conversion N/A entre le préampli et l'ampli; comme pour toutes les autres sources numérisées.
LP12SE, moteur DC Radikal D, cellules Linn Kandid; Pré-phono Linn Urika; Naim CDS2-XPS; Nac72 ; S-Hicap DR; 3x Nap 250 Olive- Naca5-Enceintes Linn PMS en tri-passives et actives filtre Snaxo 3/6 +SupercapDR; Linn Sara passives et actives snaxo 242, Spica TC50i. Nait 2
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naim21
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Re: Sources analogiques et numérisation

Message par naim21 »

ALMO a écrit :A ce propos, j'ai indiqué dans la rubrique "Hifi autre que Naim Audio" dans le post "info sur Linn lp 12"

L'évolution récente sur la LP12: Le nouvel Urika 2 situé dans la LP12 transforme aussitôt le signal analogique MC en mode numérique; ce qui permettrait apparemment, selon Linn, un réglage précis d'adaptation entre l'étage phono et les caractéristiques de la cellule, ainsi qu'une préservation intégrale du message ? Ce qui nécessite dans ce cas la présence d'une conversion N/A entre le préampli et l'ampli; comme pour toutes les autres sources numérisées.
Merci, Almo, pour cette information.

Pour information et bien camper le décor, j'ai "quitté" le monde LINN depuis des décennies au vu de l'évolution de leurs produits et, surtout, de la tarification qui y est associée. Je me suis tourné, depuis quelques années, vers un ex concurrent de LINN pour faire ... évoluer ma LP12.
Vis à vis des aficionados de la marque, je peux donc être considéré comme un "hérétique". Mais...

J'ai connu, certainement tout comme toi, l'époque à laquelle on voyait arriver Ivor Tiefenbrun avec sa première LP12 sous le bras, pour faire une démonstration de sa platine.
J'ai vécu ce moment et en garde un souvenir impérissable.
A l'époque, je n'avais pas cédé à la vague de l'entrainement direct et utilisais avec mes (petits) moyens une REGA. 2, puis 3. D'ailleurs, quand on posait, à l'époque, la question à Roy Gandy: "Qu'est-ce qui marche mieux qu'une REGA 2? Une REGA3. Et qu'une REGA 3? Une LP12".
Lorsque cela a été matériellement possible, j'ai donc acquis une LP12 dans la grande tradition... C'était aussi l'age d'or de l'enregistrement analogique et des disques "noirs", comme on disait dans le temps.

J'ai connu aussi une interview du même Ivor Tiefenbrun (L'Audiophile) dans laquelle il disait pis que pendre du disque audionumérique... On a vu, par la suite, que ses dires ont néanmoins été suivis de la mise en production de lecteurs desdits CD... La première approche (de mémoire) du numérique par LINN a eu lieu avec la réalisation de convertisseurs destinés au monde PRO. Ceux qui ont pu les écouter, à l'époque (je n'en fais pas partie), ont retrouvé, d'après mes souvenirs, une vraie musique, aux antipodes de ce que nous servaient, toujours à l'époque, les premiers CD joués sur les premières platines CD domestiques.

Fort de tous ces constats personnels, je suis resté bien sagement avec ma LP12 et ai continué à collectionner les vinyles (les vrais, pas les rééditions, fussent-elles en kg de plastique). Ayant abandonné depuis des lustres mes magnétophones à bobines libres, j'ai racheté des petites machines à cassettes, notamment TEAC et AIWA, NAKAMICHI n'étant pas à ma portée financière. Et, plutôt que d'acheter des CD (je n'avais même pas de platine CD...), j'achetais les K7. Pour te dire ma "réticence" à l'écoute numérique proposée à l'époque.

Et je suis resté ainsi, dans mon monde de vieilleries vintage... qui m'allait bien.

L'évolution des technologies faisant son chemin, la lecture numérique a progressé et, certaines œuvres n'étant plus proposées qu'en format numérique, j'ai été contraint d'acquérir une platine de salon pour écouter.
Que n'ai-je regretté alors le passage dans le monde PRO du DAT!!!
J'avais écouté quelques publications éditées en CD et en DAT...
Le CD était battu à plate couture et les MAJORS ont bien compris que sortir des œuvres dans les deux formats conduirait rapidement à la mort du CD, beaucoup plus rentable financièrement, pour eux, pas pour nous...

Ensuite est arrivé, pour moi, l'ère de l'informatique musicale, milieu auquel je ne connaissais rien, vraiment rien.
Et là, après avoir écouté ce que certaines productions de MAJORS proposaient, j'ai comparé avec ce que proposaient les vinyles sources.
D'où le titre de mon sujet "Sources analogiques et numérisation".
Certains d'entre ceux qui me lisent (ou du moins qui ont le courage de le faire...) ont pu ÉCOUTER le résultat de mes différentes expérimentations en la matière. Partir d'un LP voire d'une K7 et en sortir quelque chose qui peut s'écouter partout et sans risque, c'était ma démarche.
Il va sans dire que le résultat dépend BEAUCOUP du matériel utilisé et aussi de la façon dont on l'utilise.
Mais, là où ça devient surréaliste, c'est quand on écoute le résultat et que ce "bricolage" personnel fait une ombre importante à la même production faite par la maison de production elle-même. Et quand je parle d'ombre, certains prétendraient même "éclipse". Et pourtant, ils ont les bandes-mère alors que ce que mes machines encodent en 0/1 n'est que le résultat de la lecture/transformation de mon petit matériel.
Je ne fais, de mon côté, que ce qui me semble BON pour la musique que me propose mon matériel.
Ce n'est donc qu'UNE interprétation du disque, ou de la K7, restaurée et sauvegardée avec les moyens du bord.
Cela n'a donc rien à voir avec le passage à la postérité du "Kind of Blue" de Miles récemment sortie en vrai fichier HD. Là on est est dans le Grand Art alors que je ne suis que dans le bricolage artisanal.

Après cette longue introduction, je reviens à l'actualité.
Dans l'absolu, transformer le signal MC directement en 0/1 dès sa sortie des câbles du bras est logique.
Ce signal, faible, fragile et sensible à toutes les pollutions, échappe APRÈS sa numérisation à toutes ces agressions.
Par contre, en toute logique, ce signal numérique DOIT, AMHA, le rester le plus loin et longtemps possible. Sinon, on empile les convertisseurs A/D et D/A (comme tu le rappelles bien), avec tout ce que cela comporte comme conséquences.

Quelque part, c'est assez marrant.
Quand on voit que certaines firmes ENREGISTRENT en numérique, gravent UNE piste de LP, lisent cette même piste pour APRÈS la re-numériser en HD...
Quand on sait que certains fichiers numériques sont convertis, ENREGISTRES sur des STUDER à lampes PRO pour être ensuite re-numérisés en HD... Je me pose des questions.
Peut-être que vous aussi d'ailleurs, du moins après avoir lu ces quelques lignes.

Ma démarche est toute autre. Je conserve le signal analogique tel que je l'écoutais "avant" et ne le numérise qu'en bout de chaine analogique.
Ainsi, sans tomber dans un exposé technologique pour lequel je n'ai ni compétence, ni légitimité mais simplement mon bon sens, le signal que je numérise est celui que j'écoute.
Succinctement, ce qui sort de mon préampli phono (un vieux truc dont personne ne voudrait plus) attaque directement deux voies de ma C279.
Le réglage de TRIM (entrée des voies) est fait en fonction du signal sortant du 42.5.
Les faders VCA sont réglés pour moduler les entrées de ma carte son dans de bonnes conditions (headroom entre -3 et -1dB).
Tu vois donc que mon esprit de traitement du signal provenant d'un LP est très vintage en comparaison de ce que propose désormais LINN.

Pour conclure, la démarche LINN est frappée au sceau du bon sens dans le cadre d'un parcours numérique du signal et financièrement hors de portée pour moi.
Ma démarche, quant à elle, me permet de poursuivre mon bricolage d'amateur avec des résultats musicaux qui me conviennent.
Je tenais à bien rappeler mon approche du pourquoi du sujet "Sources analogiques et numérisation".

Bonne semaine à toutes et tous.
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La Bastille
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Re: Sources analogiques et numérisation

Message par La Bastille »

Bonjour Naim 21,
Tes posts sont passionnants
Merci de prendre le temps de les rédiger , tu nous donnes l'envie d'écouter plus de musique sur plus de supports
<:)
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Re: Sources analogiques et numérisation

Message par naim21 »

La Bastille a écrit :Bonjour Naim 21,
Tes posts sont passionnants
Merci de prendre le temps de les rédiger , tu nous donnes l'envie d'écouter plus de musique sur plus de supports
<:)
Merci à mon tour.

Certains d'entre vous qui me connaissent (un peu) ont compris que, au-delà de la "passion" de l'écoute musicale, un de mes objectifs est de partager, même si l'expérience reste très personnelle.

Partager de la musique en boite, même si l’emballage, aussi identique qu'il soit, réserve parfois des surprises...

Partager, ne serait-ce qu'une démarche, en exprimant un point de vue personnel avec des mots qui, je l'espère, permettent aux lecteurs de ne pas se perdre ou se méprendre.

Partager une "passion", qui peut paraitre commune à toutes et tous de prime abord, fait naitre des ressentis et des approches qui peuvent être aux antipodes les unes des autres, chacun ayant sa propre écoute, très souvent liée à des phénomènes psycho-acoustiques de tous ordres.

C'est, entre autres, pour cela que j'estime opportun de bien expliciter le contexte dans lequel je m'exprime.
Je ne peux pas, factuellement, occulter certains aspects techniques de ma démarche, au risque de paraitre abscons, ne sachant pas employer d'autres termes que ceux dont je dispose dans mon vocabulaire.

Mais, si les "quelques" lignes que je rédige peuvent "ouvrir le champ des possibles" à certains d'entre vous, j'en suis ravi.
Le partage, c'est ça aussi.
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Re: Sources analogiques et numérisation

Message par La Bastille »

ALMO a écrit :A ce propos, j'ai indiqué dans la rubrique "Hifi autre que Naim Audio" dans le post "info sur Linn lp 12"

L'évolution récente sur la LP12: Le nouvel Urika 2 situé dans la LP12 transforme aussitôt le signal analogique MC en mode numérique; ce qui permettrait apparemment, selon Linn, un réglage précis d'adaptation entre l'étage phono et les caractéristiques de la cellule, ainsi qu'une préservation intégrale du message ? Ce qui nécessite dans ce cas la présence d'une conversion N/A entre le préampli et l'ampli; comme pour toutes les autres sources numérisées.
J'ignorais complètement ce mode de fonctionnement de l'Urika 2. Il a peut être été conçu pour fonctionner d'abord avec les nouvelles chaînes Linn exact, 100% numériques jusqu'à l'entrée de l'enceinte.
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naim21
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Re: Sources analogiques et numérisation

Message par naim21 »

Bonsoir,

En complément de ce dont je parlais dans un précédent message, une remarque.
Je poursuis, du moins j'essaie tant la tâche est immense pour moi, tri et inventaire de ma discothèque, tant physique que dématérialisée.
J'ai quelques coffrets ou LP STIL, doublés d'enregistrements numériques.
Cette maison de disques proposait des enregistrements absolument fabuleux, analogiques bien entendu.
Le passage au CD a été délicat pour eux, n'étant pas très convaincus par les résultats sonores offerts à l'époque en regard de ce que proposaient leurs disques vinyles.
Néanmoins, les LP étant devenus introuvables, certains enregistrements ont été réédités en version CD. C'est, par exemple, le cas des œuvres pour clavecin de Rameau par Scott Ross au Château d'Assas. Il y est bien précisé, sur la pochette, "AAD". Cette version numérique sera(it) à comparer avec la version LP dont je dispose (quelque part) dans mes archives.

Mais, car il y a un mais, la lecture du livret édité en 1988 relate; STIL: "Rien de commun".
Y est évoquée la série des "Concerts cassette Stil", couronnée d'un Laser d'or par l'Académie du disque français en 1988.
Oui, me dires-vous. Et alors!
La poursuite de la lecture est édifiante puisque parlant des concerts qui, en dehors du siège des éditions STIL, peuvent se déplacer dans des lieux privilégiés. Et il s'agit alors "pas d'un concert au sens habituel du terme, mais bien, simultanément, d'une audition et d'un enregistrement". Et, au premier semestre 1988, venait de paraitre simultanément "Les trois âges du Père de la musique allemande (Heinrich Schutz) en CD ainsi qu'en cassette audio-numérique DAT.
Malheureusement, on sait ce qu'il est advenu ensuite des oeuvres publiées en DAT sous l'influence des MAJORS.
STIL ne pouvait pas lutter.
Une cassette DAT sortant de chez STIL, enregistrée par Thomas Gallia en 16 ou 24/48, vaudrait probablement bien les "Masters Edition Real HD 32/192" qu'on nous propose désormais.
Dommage pour nous.
Bonnes écoutes, néanmoins, quelle que soit la forme de "l'emballage" musical...
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Re: Sources analogiques et numérisation

Message par ALMO »

Merci Naim 21 pour toutes ces précisions. :merci:
Nous sommes dans un monde de nouvelles ères technologiques en perpétuelles évolutions, avec de nouvelles possibilités grâce au développement et la performance des micros-composants. Le numérique d'aujourd'hui aura probablement déjà bien évolué au cours de la décennie à venir, dans tous les domaines, et ceux de nouvelles énergies. En audio, pour ma part je reste vieille école avec ses contraintes de classements dont je m'absous tel quel, tout en reconnaissant les aspects pratiques de la dématérialisation, classement et rapidité d'accéder aux programmes musicaux. Par ses nouveautés et leurs imbrications réunies, Linn entraine ses utilisateurs vers une généralisation en faveur des produits de la marque; je ne doute pas du niveau des performances qui peuvent être atteintes, tant techniquement que musicalement, cependant les couts accèdent également vers des haut niveaux.
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Re: Sources analogiques et numérisation

Message par naim21 »

Bonjour à toutes et tous,

Poursuivant le tri dans mes archives numériques (je verrai plus tard pour inventorier et trier mes archives physiques en LP, CD et K7...), je me contrains à en vérifier le contenu.
Cela me permet de classer correctement, éviter les doublons et, non accessoirement, écouter statistiquement quelques morceaux de musique...

Quel rapport avec le sujet de ce post, me direz-vous?
Changeant un peu de style musical afin d'éviter une "saturation", j'ai abandonné le Jazz et le Classique pour "faire un peu de Pop", ou assimilée.
Je me suis donc attaqué à la discographie de Pink Floyd. Disposant de plusieurs versions d'un même album, je constate, qu'au fil du temps, les contenus ont bien changé.

Un bel exemple factuel des effets de la guerre du loudness peut se trouver dans l'album de 1983 "The final cut".
J'ai analysé le premier morceau "The post War dream".

La version CD de 1983 a été numérisée et masterisée par Doug Sax dans son studio "The Mastering Lab" à partir des bandes mères analogiques. Trompettiste, Doug Sax avait fondé son studio en 1967 et était réputé comme ingénieur pour ses masterings remarquables. Je ne pense d’ailleurs pas me tromper beaucoup en le considérant comme le RVG du mastering. Il était aussi l'un des créateurs de Sfeffield Lab et avait remis en vogue les "Direct to Disc", très prisés par les audiophiles.
L'analyse technique du premier morceau donne les mesures suivantes:
- Niveau de crête maximum L;-1,063dB R;-1,969dB
- Niveau RMS L;-22,966dB R;-23,007dB
On constate que le seuil du 0dB n'est pas atteint et que le niveau RMS est très bas.
Doug Sax avait conservé une très grande plage dynamique. Ses oreilles étaient son premier outil...
Les passages faibles le sont vraiment et les passages forts le sont aussi.
Tout ça dans des limites acceptables pour les auditeurs que nous sommes car les bandes mères vont bien au-delà. Mais elles imposent de disposer d'un matériel très performant pour supporter ET restituer les écarts de dynamique enregistrés, ce qui n'est pas le cas de beaucoup de matériels HIFI.

La version CD de 2011 a été remastérisée en numérique par James Guthrie et Joel Plante à "das boot recording".
Ce ne sont pas des "bleus", mais les "normes" actuelles en termes de mastering sont ce qu'elles sont.
Jugez par vous mêmes:
- Niveau de crête maximum L;-0,054dB R; 0,000dB
- Niveau RMS L;-17,426dB R;-17,581dB
Il y a pratiquement 6dB d'écart entre le mastering de 1983 et celui de 2011.
On entendra donc la version 2011 quasiment deux fois plus fort que celle de 1983.
Du fait du fonctionnement de notre ouïe, la version 2011 sera perçue comme "meilleure" puisque plus forte...
Avec quelques inconvénients que représentent les compressions et limitations très violentes imposées au signal. Certains passages remarquablement modulés dans la version 1983 sont devenus de véritables "tubes" dans la version 2011. Il n'y a plus beaucoup de vide... Même avec du matériel PRO, on dénature le signal en introduisant des distorsions.
Mais, "ça passe mieux" sur les ondes et la plupart des chaines HIFI.

Je conserve ces deux versions à titre d'exemples pour mes archives (comme bien d'autres d'ailleurs).
Chacun trouvera son bonheur dans ces différents masterings.
J'attire néanmoins votre attention lors de comparaison de matériels. Utilisez bien la MÊME source (CD ou fichier), sans quoi, vous risquez de comparer des matériels ET des masterings, ce qui fausse tout.
Modifié en dernier par naim21 le 15 avr. 2018, 11:41, modifié 3 fois.
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Re: Sources analogiques et numérisation

Message par ALMO »

Voici une petite nouvelle abordable (449€) avec la qualité Project, elle traite numérique et analogique; et amplifie.

http://project-audio.com/main.php?prod= ... es&lang=en
https://www.maplatine.com/fr/platines-v ... rce=Mailch
https://on-mag.fr/index.php/topaudio/ac ... th-integre
Modifié en dernier par ALMO le 23 févr. 2018, 09:21, modifié 1 fois.
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GVTahiti
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Re: Sources analogiques et numérisation

Message par GVTahiti »

Heureusement qu'elle a aussi le "IR remote" ... c'est plus pratique pour retourner les vinyles sans quitter son fauteuil ... :siffle: :siffle: :siffle:

Pardon, Alain ... :rouge: ;)
Gérald

Il faut deux ans pour apprendre à parler et toute une vie pour apprendre à se taire ...
La parole est d'argent, le silence est d'or mais c'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule, si ??
La vie est trop courte pour écouter triste ... ou en silence !!! :mdr3:
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naim21
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Re: Sources analogiques et numérisation

Message par naim21 »

ALMO a écrit :Voici une petite nouvelle abordable (449€) avec la qualité Project, elle traite numérique et analogique; et amplifie.

http://project-audio.com/main.php?prod= ... es&lang=en
https://www.maplatine.com/fr/platines-v ... rce=Mailch
https://on-mag.fr/index.php/topaudio/ac ... th-integre
En effet, ce produit représente, certainement, une bonne entrée en matière pour qui veut "revenir" dans ce qui a failli être "feu le vinyle" (c'était du moins l'objectif clairement affiché par les majors lors de la sortie du CD dans les 80').
Les faits ont prouvé, et quelque part, du moins pour certains, tendent à le prouver encore, que les enregistrements analogiques numérisés ne fournissent pas toujours les résultat sonores mirifiques annoncés.
Il existe, fort heureusement, quelques exceptions qui, alliant ce que analogique et numérique ont de meilleur, sont, AMHA, de véritables œuvres d'art sonore. Je pense notamment à certaines restaurations faites en UK et USA où les moyens techniques mis en œuvre ont été utilisés avec tout le savoir faire et la sensibilité d'ingénieurs du son ET de mastering d'expérience.

Par contre, le sujet que j'enrichis, peu à peu, ne traite pas de l'outil de lecture (quoiqu'il ne puisse en être dissocié) mais de ce qui se passe/passait en amont, dans la source.
J'essaie, à la constatation de faits mesurables, d'informer les foromeurs qu'à "emballage identique", le contenu peut être fondamentalement différent.
Pour les aficionados de la comparaison de matériels, du câble secteur au HP, il convient, pour rester "objectifs", de disposer d'une source musicale absolument identique.
Disposant de bon nombre de sources, de quelques outils, notions musicales, techniques et d'un peu d'expérience personnelle, je propose, dans le cadre de ce forum, une analyse factuelle personnelle de ce qui nous est proposé en termes de sources musicales.

Mon seul objectif, ici, est de partager le constat réalisé sur des faits quantifiables et vérifiables concernant les données numériques musicales de nos enregistrements. La numérisation fournit, en effet, des données FINIES et mesurables. Il est facile, avec quelques outils, du temps et un peu de bon sens, d'en vérifier le contenu.
Pour conclure, beaucoup sont sensibles au bitrate des fichiers mais peu se soucient de ce qu'il représente vraiment. Il y a, malheureusement, beaucoup de "fake", pour employer un terme à la mode.
Par ailleurs, dans notre monde de HIFI, encore moins de personnes se soucient du mastering réalisé pour nous livrer un fichier audio-numérique.
Avec les enregistrements modernes, quasiment tous numériques, et les outils dont disposent les fabricants du son, on voit de tout. Y compris le montage des éléments de sample issus de banques de données MP3...
Les masters numériques doivent, néanmoins, être exceptionnels AVANT d'avoir été compressés et limités pour "passer" dans le commerce.

Avec les enregistrements d'origines analogiques, notamment anciens, c'est une autre histoire.
Il y aurait tant à dire.
Je pense notamment aux derniers fichiers sur lesquels je travaillais hier (Pink Floyd)! Il y a un monde entre les masterings fait il y a 30 ans et les plus récents...
Et pourtant, un ingénieur de son suit Pink Floyd depuis tout ce temps.
Mais, les grands du masterings sont partis et la mode actuelle est "ce qu'elle est".

Et si comparaison vous faites, assurez vous de comparer ce qui peut l'être, sans quoi, vous risquez quelques déconvenues, surtout en cas d'écoutes chez un vendeur.
N'ayant personnellement "rien à vous vendre", matériellement ou non, le propos m'en est d'autant plus aisé.
Néanmoins, bonnes écoutes.
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Re: Sources analogiques et numérisation

Message par naim21 »

Dans la famille "comparons ce qui peut l'être", quelques exemples d'écoute "tout en finesse"...

Je fais le tri dans la discographie de Michael Jackson (ça me change du Jazz et du Classique, si vous me suivez bien).
L'album "Thriller", plus que célèbre par son clip, a été réédité moult fois. La version CD de 1982 disposait d'un mastering laissant place à une belle plage dynamique de plus de 18dB, ce qui est déjà exceptionnel à cette époque pour un disque de POP. Le niveau RMS est de l'ordre de -21dB.
La sortie en SACD de 1999 a été accompagnée par quelques retouches en termes de mixage et mastering mais la plage dynamique n'a été que très peu retouchée. Le delta de la plage dynamique par rapport à la version CD de 1982 n'est que de 0,2dB, soit quasiment rien. Par contre, le niveau RMS est passé à environ -18dB.
On ne peut pas en dire autant de la version "25th Anniversary" sortie en 2008. Bien que sortant d'un studio fabuleux (Sterling Sound), cette édition n'a pas échappé à la guerre du loudness. La compression dynamique appliquée conduit à observer "un tube sonore" à l'écran. La plage dynamique a été réduite à 12,7dB. Le niveau RMS est, quant à lui, de -12,7dB, le 0dBFS étant atteint.
Au-delà des dégâts sonores que cela engendre, notamment en termes de distorsion et de phase, utilisez bien une seule et même version dans le cadre d'une écoute comparative. Passer de l'une à l'autre pourrait vous réserver "quelques surprises".
Si la version CD de 1982 peut paraitre "pauvre" aux oreilles habituées aux publications actuelles, y compris les remasterings, elle fourmille de détails en tous genres... et peut être écoutée à (très)fort niveau.
La version SACD de 1999 a gardé la dynamique d'origine mais le niveau RMS a augmenté de 3dB ou presque. Le passage de l'une à l'autre marquera donc une augmentation du niveau sonore de moitié. Le son reste très propre et cette version est une vraie HD, agréable à écouter (pour qui aime le genre, bien sur).
La version de 2008, quant à elle et pour employer une expression triviale, "a pris cher". La compression de dynamique fait que le niveau ressenti double, le tout dans un brouet sonore assez éloigné du message d'origine.
J'ai fait "subir" le test comparatif des 3 versions (dans l'ordre...) à mon épouse qui se moque totalement de tous ces aspects techniques. L'écoute du même passage des 3 versions, sans changer le niveau du bouton de volume, avec un outil de lecture audio professionnel s'est conclue pour l'édition 2008 par un "Mais c'est horrible. On ne peut pas écouter un truc pareil!".
Et pourtant, certains nous dirons que c'est la mode, le progrès, "tendance". Bon, soit, chacun ses goûts.
Mais commencer par écouter la version 2008 de "Beat it", par exemple, n'est sans doute pas, AMHA, la meilleure façon d'apprécier le travail technique colossal qui accompagnait, à l'origine, les enregistrements de feu MJ.
Pour ma part, vous connaissez mon point de vue.

Je viens de passer à l'album "Bad".
Là encore, ce qui suit devrait vous permettre de comparer ce qui doit et peut l'être.
Comme d'habitude, j'ai passé à la loupe différentes éditions dont je dispose.
J'en suis presque tenté de "virer" tout ce qui a été remasterisé récemment... mais je conserve quelques "exemples" afin de garder trace de "Mais jusqu'où iront-ils?".

Parce-que là, RECORD BATTU.

Pour mémoire, le CD d'origine sorti en 1987 (j'ai plusieurs versions du LP aussi mais n'ai pas le temps de m'en occuper pour l'instant) avait été enregistré et mixé par un "Ancien" (Bruce Swedien).
Sa méthode d'enregistrement sortait quelque peu des sentiers battus puisqu'une des techniques qu'il aimait utiliser était d'enregistrer beaucoup de sources acoustiques séparément en stéréo avec une paire stéréo, plutôt qu'avec un micro mono fermé.
Il avait également tendance à déplacer les sources dans le studio devant une paire stéréo fixe en les suivant un par un, plutôt que de déplacer les micros, de sorte que chaque source soit enregistrée avec l'acoustique de la pièce correcte.
Mais, il y a un mais: l'approche "Acusonic" nécessite beaucoup plus de pistes que la technique mono équivalente. En plus, il faut un peu plus de temps pour tout enregistrer et il faut un grand "mixeur" pour effectuer le mixage.
Bien sûr, pour quelqu'un comme Michael Jackson, ce n'étaient pas vraiment des préoccupations!
L'avantage de la technique "Acusonic" est que vous pouvez obtenir une plus grande sensation d'espace autour des instruments, avec des réflexions plus naturelles et des caractéristiques de réverbération plus naturelles aussi. Rappelez-vous, cependant, que cette technique a été développée à l'époque où les machines de réverbération numériques étaient loin d'être aussi performantes qu'elles ne le sont désormais.

Tout ceci rappelle le soin apporté aux enregistrements réalisés par MJ qui voulait le meilleur, notamment techniquement. Et ça s'entend. Le CD de 1987, dans son édition EPIC 450290, est très dynamique et ouvert.
Le morceau "Bad" montre une plage dynamique de 18dB avec un niveau RMS de -19,243dB.
Techniquement et numériquement parlant, on était donc loin du 0dBFS et le mastering réalisé pour l'édition CD était au service de la musique ré-échantillonnée en 16/44.

Après, ça s'est un peu "compliqué".
J'ai testé l'édition 24-48 éditée en 2012 dans le cadre du "25th Anniversary". Le même morceau voit sa plage dynamique réduite à 12,1dB! Là encore, la compression atteint les 6dB. Cela va donc jouer 2 fois plus fort, mais... Où sont passées toutes les finesses et subtilités du process "Acusonic" d'origine? Ai-je encore besoin d'insister?
Pour finir (la peur n'évite pas le danger), j'ai testé l'édition 3CD Deluxe (comme ils disent), de 2012. Plein de bonus et autres, mais pas que. Ils ont réussi à faire encore mieux (ou pire, c'est selon).
Le même morceau voit sa plage dynamique encore réduite; 11,1dB.
Cette fois, ça va jouer encore plus fort.
Avec la redescente en 16/44, je vous laisse imaginer, ou apprécier, le résultat sonore...
Je dois vous avouer que je n'ai pas osé faire "écouter" ces trois versions à mon épouse.

Certains puristes me diront que je ne suis pas dans le bon sujet. Je leur accorde volontiers. En effet, "Bad" a été enregistré en numérique sur machines Mitsubishi multi-pistes dans un format propriétaire spécifique (débit de 50,4 kHz). Mais au final, je constate que si certaines numérisations de sources analogiques sont de véritables chefs d’œuvre, d'autres en sont très éloignées. Malheureusement, je ne peux que constater la même chose à propos d'enregistrements numériques de grande classe qui sont totalement dénaturés, notamment des suites de la guerre du loudness.
Dommage pour moi, pas adepte de ce genre de propositions musicales qui nous sont, en live comme en boite, de plus en plus proposées/imposées.

Bonnes écoutes néanmoins et comparez ce qui peut l'être... bien entendu.
Bon dimanche.
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doctor diamond
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Re: Sources analogiques et numérisation

Message par doctor diamond »

Bien intéressant...mais rien de neuf...
Je pense que ces remasters pourris sont destinés à ceux qui n'ont pas de systèmes dignes de ce nom...soit 99% des auditeurs...
Mais il est vrai que parfois c'est vraiment catastrophique et que ça pique 8|
Je pense cependant qu'il ne faut pas généraliser...il y a aussi de belles réussites. <:)
Doc.D. <:)
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naim21
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Re: Sources analogiques et numérisation

Message par naim21 »

doctor diamond a écrit :Bien intéressant...mais rien de neuf...
Je pense que ces remasters pourris sont destinés à ceux qui n'ont pas de systèmes dignes de ce nom...soit 99% des auditeurs...
Mais il est vrai que parfois c'est vraiment catastrophique et que ça pique 8|
Je pense cependant qu'il ne faut pas généraliser...il y a aussi de belles réussites. <:)
Malheureusement, ces "remasters pourris" concernent aussi ceux qui ONT des systèmes dignes de ce nom. De nombreux remasters hypers compressés dynamiquement sont édités en PCM haute-définition et/ou en DSD.
A me (re)lire, je ne pense pas généraliser, ayant rappelé que certaines numérisations étaient de véritables œuvres d'art (sonore). Mais, simplement, les faits sont là; de (très) nombreuses rééditions sont concernées/affectées.
Cela explique sans doute le prix totalement dément de certaines éditions au mastering respectueux et respectable.

Personnellement, n'apportant plus "rien de neuf" à ce forum en terme de critique constructive quant à la qualité des enregistrements qui nous (vous) sont proposés, je m'abstiendrai désormais de tout commentaire, technique et/ou qualitatif, l'objectif semblant atteint: comparer ce qui est comparable.
Si le fond ÉTAIT identique, la forme ne l'est peut-être pas.. ou plus.
Tous les entendeurs en ayant désormais conscience, il ne m'est plus d'aucune utilité de faire part des faits constatés quant à ce que contiennent réellement nos sources numériques.
Si d'aventure certains restaient néanmoins intéressés par ce genre d'informations, je ne doute pas que d'autres membres de ce forum puissent leur fournir, factuellement. Au cas où personne ne se livrerait à ce genre d'investigations, un MP reste envisageable.
Je retourne à mes archives sonores qui me cachent, encore et à n'en pas douter, quelques surprises, secrets et découvertes.


Modifié en dernier par naim21 le 15 avr. 2018, 19:54, modifié 1 fois.
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laurich
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Re: Sources analogiques et numérisation

Message par laurich »

naim21 a écrit : ...Personnellement, n'apportant plus "rien de neuf" à ce forum en terme de critique constructive quant à la qualité des enregistrements qui nous (vous) sont proposés, je m'abstiendrai désormais de tout commentaire, technique et/ou qualitatif, l'objectif semblant atteint: comparer ce qui est comparable...
Eh c'est bien dommage, car comme pas mal de monde, je possède certaines versions " pourries " et quand j'écris certaines, je ne compte plus celles que j'ai données à mes enfants qui écoutent sur leur autoradio ou autre radio-CD d'intérieur, et grâce à toi Bruno, je peux désormais choisir, sur tes critiques constructives, la "bonne version". <:)
S1: TD Rega P3/24 - TTPSU - Dynavector DV20XL - EAR 834 P Deluxe
Full Xulyde actif PCT - MD3 - NACA5
S2: Cd Microméga Digit - DAC TEAC NT-503 - NAC 42 - NAP 110 - MD1
S3: CDI - Headline2 - NAPSC2 - Casque AKG K340
HC Denon AVR 2803 - Cambridge azur 752 BD - Pioneer DVR LX60D - Panasonic DMR XW350 - Cabasse IO
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