filip63 a écrit : ↑15 mars 2024, 20:04
On le perçoit bien aussi avec les Nait50/SBL
Mais sur les MD ça remplit la pièce ...
Oui, je conçois, pour la SBL. Le HP qui l'équipe est capable de descendre TRÈS bas (DSB208 MS ou NAT01 alu).
Le 30 Hz est à sa portée (j'ai testé... mais très prudemment, car à ces fréquences, le Xmax est très vite atteint).
Seulement la SBL n'a pas été conçue pour exploiter le très bas. Afin de "fonctionner" dans le domaine pour lequel elle a été construite, la SBL est "bridée" par une surtension interne qui limite de fait la descente dans la bas. Le HP PEUT mais l'enceinte ne VEUT PAS.
Ça évite ainsi plein de soucis en tous genres et permet, avec une enceinte toute petite, de couvrir, avec un rendement acceptable, un spectre tout à fait respectable.
Ne pas oublier aussi que la SBL a bientôt 40 ans. Pour des histoires de linéarité, le grave a une bobine longue de diamètre réduit et il est sorti en 1973!!! Et il y a 50 ans, les vernis, cuivre et autres traitements ne permettaient pas tout ce qu'autorisent les matériaux actuels.
La SBL sait dire plein de choses mais elle ne peut donner que ce qu'elle a.
La MD1, équipée de HP "modernes" et d'un filtre autrement plus simple que celui de la SBL, est conçue, quant à elle, pour descendre avec sa charge acoustique et son découplage mécanique. On n'est plus dans le même monde acoustique. Et là, oui, ça descend. J'avais pu m'en rendre compte en novembre avec quelques plages de ma playlist "à dégonder les portes" !
Après, si on veut aller encore plus bas en restitution "raisonnable", il faut passer à la 3, plus volumineuse ET au découplage mécanique affuté.
Pour le côté "non raisonnable", reste, du moins pour moi, le DIY actif... mais là, c'est encore autre chose .
Daouda a écrit : ↑15 mars 2024, 19:50
Dingue les basses sur le deuxième morceaux avec les md1 evo!
Impressionnant en effet, mais ça n'a plus rien d'un son de piano, contrairement à ce que laisse supposer le titre de l'album ...
Sur le 3e morceau (Return 2) les bidouillages sur les phases sont tels qu'ils sont une épreuve à écouter pour ceux qui sont sensibles aux déphasages . Malheureusement c'est mon cas, l'écoute de ce morceau me donne des maux de tête et est réellement insupportable .
Mais je constate depuis bien longtemps que nombre de personnes sont peu sensibles à ce phénomène, au point de ne pas être dérangées par des enceintes branchées en inversion de polarité ...
J'ai constaté que bien que le fichier de Qobuz soit en 24/96, il n'y a rien au dessus de 9000 Hz .
Il est probable que Richter, compositeur de musique contemporaine, ait ajouté une bonne dose d'électronique dans sa composition/interprétation. Le piano n'est qu'une composante parmi d'autres, et la "prise de son" n'a - sans doute - plus grande signification ...
La sensation, un peu inhabituelle (et artificielle), de "remplissage" de la pièce que je rapportais relève sans doute de tout ça.
Est-ce de la musique contemporaine ou déjà un classique ?
J'aime beaucoup Messiaen dont j'admire nombre de compositions. J'ignore pourquoi je ne me suis jamais lancé dans son St-François jusqu'à la semaine dernière. Peut-être par crainte de voir mon soupçon de bigoterie confirmé. Le voici une fois pour toutes balayé par la folie mystique de ce monstrueux créateur.
Le titre en dit long!
Le web plante le décor, si tant est que "décor" soit le/un mot adapté:
"Quoi : Une installation sonore composée de 12 œuvres audio individuelles présentées comme une seule œuvre. Où : Tout grand espace indépendant fera l'affaire. La première manifestation a eu lieu au Palais des expositions de Charlottenborg, à Copenhague, au Danemark, en juin 2003. Qui : Encouragé par les perturbations, l'artiste et commissaire d'exposition suédois C. M. von Hausswolff a réuni une collection de 13 artistes représentant l'élite de l'art sonore international. Le groupe est composé d'artistes sonores, d'architectes, de compositeurs, de producteurs, de sculpteurs, de mathématiciens et de plasticiens. L'installation s'inscrivait dans le cadre d'une manifestation plus vaste organisée au Théâtre royal danois et au Charlottenborg de Copenhague. Comment : Chaque musicien se voit attribuer une gamme de fréquences avec laquelle travailler. Ce processus est réalisé in situ, chaque musicien utilisant un poste de travail composé d'une table de mixage et d'un système de sonorisation. Tous les sons obtenus sont ensuite mixés dans l'espace prévu pour créer une installation sonore. Pourquoi : Le projet révèle la spécificité spatiale de certaines fréquences, mais aussi comment d'autres sons peuvent être séparés de leur source et « projetés » dans l'espace. Il montre également comment le son « s'intègre » (ou non) dans l'espace fourni en explorant la complexité des fréquences et de leurs interactions. Le mixage final révèle non seulement les propriétés intrinsèques des gammes de fréquences, mais aussi les possibilités offertes par leur combinaison.
Le résultat est un espace sonore vivant et accessible, qui peut être abordé soit comme une installation traditionnelle, soit comme un parc d'attractions sonore."
Le "parcours" offert par ce disque est étonnant, dérangeant mais d'une richesse inouïe.
Il pourrait ravir des adeptes de d'Incise ou Francisco Lopez.
En préalable, je ne peux que vous recommander l'écoute avec un système au large spectre, presque un doux euphémisme avec ce cas d'école sonore.
Le haut du spectre peut nous être "facilement" accessible, les systèmes de diffusion allant bien au-delà d'un point de vue fréquentiel. La limitation viendrait plutôt de notre système auditif, vieillissant ou traumatisé...
Pour le bas du spectre, ce n'est pas tout à fait pareil. Des systèmes, notamment de haut-parleurs, en mesure de reproduire de 0 à 25Hz, je n'en connais pas beaucoup. Mais il n’empêche que le travail de Finnbogi Petursson sur cette plage de fréquences est remarquable... et monstrueux.
Tout comme celui de Franz Pomassl sur la plage 25/65.
Si vous voulez tenter l'aventure, prenez l'album dans l'ordre, des fréquences aiguës jusqu'aux infra sonores.
La plage finale "Collective" offre un mixage parmi N possibles.
Le résultat, avec un système qui peut et sait descendre, même si certains SONS lui sont inaccessibles, est exceptionnel.
Pas pour toutes les oreilles et les enceintes biblio, vous l'aviez deviné.
Attention, si "rentrez" dans cette aventure, car c'en est une, écoutez à volume raisonnable, sans quoi oreilles, système et voisinage pourraient apprécier moyennement.
Pour les non-intéressés, ce que je conçois bien du fait du caractère atypique de la Musique, un "machin" néanmoins idéal pour roder un système, sans trop lui en demander... bien entendu.
Quel Objet Sonore que ce disque!
Vous pouvez y goûter ici, même si le tube limite pas mal l'expression artistique.
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