Analyse des fichiers numériques

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Deb
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Re: Analyse des fichiers numériques

Message par Deb »

Bruno, tu parles au début de « production moderne superbement enregistrée » .
Pourtant, en fin de compte, ce qui est mis à disposition du public, c’est un album hyper-compressé, au son plat et sans vie .
À qui la faute, sinon à cette catégorie de nuisibles de la production audio professionnelle (tu vois bien laquelle ;)), dont je dénoncerai les méfaits jusque dans ma tombe . :ange:
Croisade perdue d’avance, je le sais bien, mais jamais dans ce domaine je ne voudrai faire partie de la catégorie de ceux auxquels s’applique le dicton « qui ne dit mot consent » …
Lindemann Woodnote Solo, Gold Note PA-10 Evo, Harbeth M30.2 XD
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naim21
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Re: Analyse des fichiers numériques

Message par naim21 »

Ben oui, c'est comme ça.
Quel dommage.
Le mix avant ce mastering désastreux doit être d'un tout autre niveau.
Étonnant de la part de Julien Clerc qui reconnaît des retours en 48 ou 96!
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naim21
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Analyse des fichiers numériques; Kalash - Mwaka Moon, CD ou LP?

Message par naim21 »

Je vous ai parlé de ce disque ici.

Image

Discogs ne le répertorie qu'en édition vinyle.
Et pourtant, il existe bel et bien une édition CD.

Souvent, enfin, des fois, le sujet des masterings différents est évoqué.
Fort heureusement d'ailleurs! Car, comme on peut s'en douter, les formats supports sont très différents:
- Le CD n'a aucune contrainte technique si ce n'est celle de ne pas vouloir dépasser ses limites mathématiques représentées par le 0dBFS.
A part ça, on peut mettre tout, et parfois n'importe quoi, malheureusement, dans et avec ses 0&1. Plus de soucis de niveau de grave, de répartition gauche/droite, de niveau sonore (fichue GDL!). Plus de soucis dus à la vitesse de défilement, puisque constante, donc niveau sonore garanti du début à la fin. Plus de soucis de lecture dès lors que tout tient dans la norme... etc, etc.
- Le LP n'a, au contraire, que des contraintes techniques. La séparation des canaux gauche/droite est réduite, le niveau de gravure limité, le niveau de sortie s'affaiblit au fur et à mesure qu'on se rapproche du centre du disque, les capacités de gravure des fréquences élevées subit le même sort... etc, etc.

Et, tout comme j'avais pu constater des différences avec ce disque, ces deux éditions ne sont pas mal non plus, tant à écouter qu'analyser.
Regardez.
Mwaka Moon LP versus CD Enveloppe.png
Est-il besoin de vous rappeler que le LP est à gauche, le CD étant à droite?
Le niveau de sortie du CD est supérieur de pratiquement 6dB à celui du LP.
Pas étonnant quand on voit l'enveloppe de la piste. Et oui, tant que ça tient dans le "bocal numérique", ça le fait.
Bon, d'accord, avec les approximations numériques du CD en 16/44, la conversion analogique en prend un coup sur la cafetière dBTP.
Les DAC modernes s'en foutent complètement puisque "étudiés pour".
Toujours d'accord, mais... Écouter le LP et écouter le CD, ça ne fait pas tout à fait le même effet.
Au-delà du niveau sonore plus important, le CD offre plein de possibilités inaccessibles au vinyle.
Quand on ne peut pas, on ne peut pas.
Je vous montrerai prochainement.

En guise de conclusion partielle, on peut déjà affirmer, sans crainte de se tromper, que les masterings LP et CD ne sont pas les mêmes.
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naim21
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Analyse des fichiers numériques; Kalash - Mwaka Moon, CD ou LP?

Message par naim21 »

Les différences entre éditions CD et LP ne se limitent pas au niveau sonore, 6dB plus élevé pour le CD.

La fin de la piste est intéressante, à écouter comme regarder.
Ça, c'est ce que le CD contient et nous délivre comme SON.
En bleu, un grave rare, centré sur 28Hz, accompagné de nappes encore plus basses, en infra jusqu'à 13Hz.
Il va sans dire que ce qui se passe à 28Hz va être hors de portée de quasiment tous les systèmes.
Seuls certains systèmes PRO peuvent descendre "pour de vrai" à 24Hz... mais à quel prix, tant en HP qu'en amplis et tout le reste.
Vous l'aviez deviné, le 13Hz, on oublie, et d'ailleurs, pour faire quoi?
Toujours est-il que le CD l'a enregistré et que ça fait moduler, doucement, les membranes.
Restons prudent!
Mwaka Moon CD 12 Fin Courbe.png

Et ça, c'est le vinyle lu par mon système (SL 1200-GR et VDH DDT-II).
Le 28Hz (en bleu) a été gravé et est lu par le système.
Par contre, en-dessous, ça n'a pas été gravé, contrairement à ce qui avait été fait sur le disque de Laurent Garnier.
Ce qu'on voit en rouge, c'est notre ami le Rumble qui pointe le bout de ses fréquences.
Mwaka Moon LP 33 brut sans balai fin Courbe.png

Et ça, c'est le vinyle lu par mon système (SL 1200-GR et VDH DDT-II).
Le 28Hz (en bleu) a été gravé et est lu par le système.
Par contre, en-dessous, ça n'a pas été gravé, contrairement à ce qui avait été fait sur le disque de Laurent Garnier.
Ce qu'on voit en rouge, c'est notre ami le Rumble qui pointe le bout de ses fréquences.

J'en vois qui rigolent!
Naim21 radote (ils n'ont pas tort)... mais moi non plus.
Regardez les courbes repérées en rouge. Vous voyez la différence?
Oh, c'est pas grand chose, mais tout de même.
Ici, aucun filtrage numérique, simplement une lecture du disque avec le balai "analogis" et le liquide "superclean".
Mwaka Moon LP 43 brut avec balai fin Courbe.png
Bilan de l'affaire, 10dB de Rumble en moins à gauche et 5 à droite.
Intéressant, ne trouvez-vous pas?
Bon, les esprits chagrins me rétorqueront que ça se passe dans une bande de fréquences inaudible.
C'est vrai. Mais, comme j'en ai déjà parlé, pourquoi charger des circuits électroniques avec des trucs qui ne servent à rien et faire souffrir les boomers inutilement? Ces infrasons modulent le reste, par ailleurs. En limiter l'amplitude ne peut qu'être un plus pour la Musique.

Les différences ne s'arrêtent cependant pas là.
Le CD permet de graver et restituer des SONS répartis dans l'espace là où le LP est nettement plus limité, techniquement parlant.
Je vous passe les captures d'écrans, qui ne font que confirmer ce que l'on entend.
Ainsi, comparer les écoutes CD et LP de cet album ne fera pas que faire remarquer la différence de niveau sonore (le CD sonne pratiquement deux fois plus fort). Des SONS et des effets existent avec le CD mais sont tout simplement absents du LP.

Qui des deux plaira/ait le plus à l'auditeur?
Question de goût personnel, "bien entendu". :ange:
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naim21
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Analyse des fichiers numériques - JVC Jazz Festival - Chesky Jazz Live_1992

Message par naim21 »

JD082.jpg
Bien du beau monde sur cet enregistrement réalisé par l'équipe Chesky (un certain gage de qualité technique, non?) pour le compte de JVC.
Un Jazz sans doute pas facile, facile, mais une équipe de course et de choc qui écrit, développe et plus encore une Musique très élaborée.

Le tout est, comme on peut s'en douter, servi par une prise de SON hors pair et une mise en boite du même métal.
La dynamique origine est monstrueuse (1992, Chesky... la GDL ne faisait que naître) et rare.
Je n'ai donc pas résisté et y ai regardé d'un peu plus près.
Vous allez voir, si vous lisez ce qui suit, que les chiffres cachent parfois des choses rigolotes.
C'est le résultat de l'analyse en niveau du disque.
Le DR est ridicule, si on compare avec les productions actuelles. Ne pas s'attendre à du boum-badaboum mais à de sacrées nuances et subtilités.
Par contre, je vous ai repéré en rouge le résultat assez anachronique de la piste 7.
Bizarre de se retrouver avec un petit dépassement du 0dBTP alors que le reste est largement en-dessous et que Chesky n'était pas adepte des compressions de dynamique.
JVC Jazz Festival - Chesky Live_1992_Original dBTP.png

Du coup, si ça vous dit, je vous propose un petit voyage dans cette piste.
On voit que toute la partie musicale est enregistrée à faible niveau, préservant la dynamique et la finesse de jeu des musiciens.
Pour une écoute à niveau "actuel" (les fichiers étant désormais normalisés nettement plus haut afin de fournir un niveau de sortie important), il vous faudra monter le volume.
Par contre, on voit bien qu'il s'est passé des choses en fin de morceau (entouré en rouge).
07 _ Seresta Enveloppe.png

Allons-y voir un peu.
Voici le même passage vu sur une trentaine de secondes.
Alors, c'est quoi selon vous? Certains ont trouvé, bien entendu; des applaudissements.
07 _ Seresta Enveloppe détail.png

Regardez à quoi ils ressemblent, ces applaudissements. Ils ne tenaient pas vraiment alors on les a rabotés un chouia.
A vrai dire, quand vous écouterez, vous comprendrez. Il s'agit d'un auditeur qui à applaudi très/trop près des micros, notamment celui de la voie droite.
07 _ Seresta Enveloppe détail zoom.png

Bon, les conséquences sonores sont nulles à l'écoute, mais le cas est trop beau pour ne pas l'exploiter.
Vous pensez bien que les dBTP, en 1992, on ne savait pas ce que c'était. Et pour cause, on ne les avait encore pas inventés.
Seulement, regardez ce que ces simples claquements de main font lors de leur conversion en analogique.
07 _ Seresta STATS APRES DCOffset.png
Les claps claps sont tellement dynamiques que le niveau numérique est largement en-dessous du 0dBFS (-3.757/9) MAIS que, une fois transformé en analogique, ce qu'on écoute, le canal D dépasse légèrement le 0dBTP.
Quasiment 4dB d'écart, alors que le signal numérique a manifestement déjà été "tassé".

En corrigeant UNIQUEMENT ce passage d'applaudissement, on peut ensuite profiter de la marge rendue disponible pour adapter le CONTENU au CONTENANT. On obtient alors un fichier avec des pistes calées, qui respectent les niveaux relatifs d'origines et utilisent bien le contenant.


La deuxième partie du concert est nettement moins abrupte que la première.
Je me prends à rêver de tels enregistrements et masterings pour certaines productions actuelles.
Au fait, écoutez cette piste 7 "Seresta"!
Vous constaterez aussi que le grave n'est pas absent, mais sans ostentation.
Écoute et voyage dans le temps assurés.
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naim21
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Analyse des fichiers numériques - Yes - Big Generator

Message par naim21 »

Yes - Big Generator (8122798284-5).jpg
Pour info, Big Generator est le douzième album studio de Yes.
Sorti en 1987, il faisait suite à l'album à succès 90125.

Plus de 100 versions sont disponibles... avec des tripatouillages audio qui se remarquent tout de suite.
L'édition ATCO de 1987 sonne bien différemment de celle d'Atlantic parue à la même date avec la même pochette, ce qui facilite grandement le choix. Les différences sont évidentes en écoute A/B. Après, les goûts et les couleurs...

Par contre, il y a aussi des différences que je qualifierais de "criantes" sans risquer un quelconque abus de langage.
Regardez.
05 _ Love Will Find A Way 1987 vs 2002.png
Entre ces deux éditions, 15 ans.
A gauche, l'édition Atlantic de 87, à droite l'édition japonaise de 2002 AMCY.
Cette dernière précise "Digitally remastered in HDCD format by Isao Kikuchi."
Je connaissais Tetsuo Hara, grand adepte du mastering au marteau pilon (Disques Venus très prisés par certains audiophiles).
Isao Kikuchi fait peut-être encore plus fort, du moins sur cet album.

Regardez ce que contient son édition.
1987 - Big Generator (2002, Japan, AMCY-6324) DR & dBTP.png
- Premier constat en rouge, en bas à gauche; DR5.
Si vous espériez de la dynamique, oubliez. Le tube de dentifrice ci-dessus n'est pas un fake.
- Second constat en rouge piste 5; La compression de dynamique fait passer le niveau sonore de la piste 5 en dessous de 6LU !!!???
Et pas des Lefèvre Utile, des sonies!
- Troisième constat en bleu à droite; Toutes les pistes saturent une fois converties en analogique par votre DAC pour écouter la musique. On atteint 3dB. Bof, pas grand chose pourrait on dire. Soit, mais à l'écoute, gaffe au niveau et aux oreilles. En plus des compressions, égalisation bien brillante à la nippone et saturations. De quoi ravir oreilles affutées et sonotones.

Je vous fais grace des chiffres de la version 1987.
Sachez simplement que ce que vous voyez dans la capture d'écran au début du post correspond à une différence de niveau d'écoute de plus de 11dB. Là, c'est plus une paille, c'est une poutre. Le niveau de sortie va être multiplié par 3.5, au bas mot.
Garder la télécommande à portée de main est recommandé.
Ah, j'oubliais, la pochette de l'édition 2002 est comme ça. Au moins, ça évite les confusions.
Folder.jpg
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nicolas
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Re: Analyse des fichiers numériques

Message par nicolas »

Ce fil doit être le bon endroit pour poster ce lien vers un classement des albums qui sonnent justes :

https://www.headphonesty.com/2025/04/au ... sRH3l9HXXw
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naim21
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CIMP, enregistrement numérique et LW aka GDL

Message par naim21 »

Gebhard Ullmann - Steve Swell Quartet – Desert Songs And Other Landscapes
Cover 04.jpg
L'objet de ce post n'est pas de vous parler de ce disque, plus qu'intéressant mais pas du tout du tout pour la plupart des oreilles.
Un Free Jazz vraiment libre de chez libre, exploré, construit et interprété par des pointures du genre.
Celles et ceux qui tenteront l'aventure sonore et auditive devraient confirmer.

Je vous joins un extrait des commentaires, dont je vous recommande la lecture, concernant cet enregistrement.
CIMP statement of purpose.png
2026-08-01_192226.png
Afin de garder intact ce que les musiciens ont joué, CIMP a mis à profit les performances exceptionnelles de l'enregistrement numérique.
Et il est bien rappelé que le CD est le reflet EXACT de ce qui a été enregistré, AUCUN traitement en post-production n'étant réalisé.
Cela donne/offre LA DYNAMIQUE brute d'enregistrement telle qu'elle était en studio pendant la session.
"Résistez à la tentation de monter le volume".
Certains passages sont aux limites de l'audibilité, telle que les musiciens l'ont voulu.
Il convient donc d'écouter dans un milieu le plus silencieux possible et caler le niveau maximum en fonction du système de reproduction utilisé.
"Ce que vous entendez est exactement ce qui a été interprété".

Le contre exemple des productions LW/GDL habituelles.
Je sais que ce disque ne sera écoutable/écouté que par quelques personnes tant la Musique qu'il contient est pour le moins "ardue".
Éditer des enregistrements studio live 2 canaux sans retouches est rare mais nous permet, avec notre système, "d'y avoir été", même si c'est a posteriori. Pareille initiative de la part d'un éditeur méritait, à mon sens, d'être rappelé.
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tatchik74
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Re: Analyse des fichiers numériques

Message par tatchik74 »

Va falloir quand même essayer pour comprendre !
LINN LP12 - ITTOCK - Trampoline - Carousel - Lingo 2 - Krystal - Moon 310 LP V2
JADIS JD2 - Sonic Frontiers SDF1
NAIM ND555- CD555SP DR
NAIM NAC 552 - 552 PS DR- NAP 300 DR- NAP 300PS
SPENDOR SP9/1
Superlumina
JUBO Via Appia - NACA5 - KIMBER
Muso-Hekla / Uniti Atom
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Re: Analyse des fichiers numériques

Message par naim21 »

J'ai prévenu.
C'est pas facile facile.

L’envers du décor n’est parfois pas ce que l'on croit ou espère.
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Marc
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Re: Analyse des fichiers numériques

Message par Marc »

Vous pensez bien que les dBTP, en 1992, on ne savait pas ce que c'était. Et pour cause, on ne les avait encore pas inventés
???????
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Analyse des fichiers numériques; Les dBTP

Message par naim21 »

Marc a écrit : 02 août 2026, 17:07???????
Quelques difficultés pour répondre à tant d'interrogations...

Néanmoins, en 1992, la GDL, aka LW, battait déjà le pavé... et son plein, même si on était encore loin de ce que les années 2000 nous ont offert ou imposé en termes de compressions numériques, niveaux sonores ressentis et distorsions en tous genres.

L'IA concentre ça dans les raccourcis suivants;
- La notion de True Peak (ou crête vraie, exprimée en dBTP) a été formalisée et standardisée en mars 2006 lors de la publication de la recommandation internationale ITU-R BS.1770 par l'Union Internationale des Télécommunications (UIT), spécifiant les algorithmes de mesure des pics inter-échantillons.
- Définition : Mesure du niveau maximal absolu d'une forme d'onde audio analogique reconstruite après conversion numérique-analogique.
- Utilité : Prévient la distorsion et les écrêtages (clippings) invisibles sur les compteurs de crêtes numériques traditionnels (dBFS).
- Standardisation associée : Adoptée par l'Union Européenne de Radio-Télévision (UER / EBU) via la norme EBU R 128 en août 2010
- Le décibel True Peak (dBTP) mesure le niveau de crête réel d'un signal audio numérique une fois converti en analogique, en tenant compte des pics inter-échantillons invisibles qui peuvent causer de la distorsion.
- Pics inter-échantillons : Un fichier numérique peut afficher un niveau correct sur les échantillons, mais le processus de conversion ou de compression génère des ondes lissées qui dépassent cette valeur.
- Éviter la distorsion : Le True Peak mesure ces dépassements cachés pour empêcher la saturation (clipping) lors de l'écoute sur différents appareils.
Valeurs recommandées en Mastering;
- Streaming : Viser un maximum de -1 dBTP pour des plateformes comme Spotify ou Apple Music afin d'éviter les artefacts lors du transcodage.
- Compression avec perte : Viser -2 dBTP si le fichier final est destiné à être converti en MP3 ou AAC.

Un PRO rappelait, il y a quelques années;
"Il existera toujours des personnes pour affirmer que ces inter-samples peaks sont tellement négligeables qu’ils n’en valent pas la peine d’être mesurés. Pourtant, cette distorsion caractéristique est bel et bien réelle et audible. Il suffit de choisir quelques « hits » à l’époque de l’apogée de la loudness war pour bien faire saigner ses oreilles s’ils sont écoutés sur un système domestique.
En faisant le test de mesure True Peak sur ces mêmes morceaux, on peut constater des valeurs positives allant de +1 à +3 dBTP voire plus! Ça fait pas mal de distorsion au final!"


Je peux vous assurer que, contrôlant tous les fichiers de mes archives, ces valeurs sont très loin d'être respectées, même pour des fichiers récents.
Je ne peux que confirmer ces dépassements, notamment le "voire plus" précédent.
J'utilise, pour ce faire, des outils adaptés qui ne "mentent" pas.
Pour pousser le bouchon (d'oreille?) un peu plus loin, Magix a même développé un analyseur qui va encore au-delà de ce que prévoit la norme.

Ce faisant, je continue mon tri et ne conserve que les versions les plus dynamiques APRES les avoir "calmées" vis à vis de ces dBTP le cas échéant.
Il faut savoir que ce phénomène inter-échantillons concerne TOUS les fichiers audio-numériques, quelque soit leur format. Toujours cette vieille histoire de Contenant/Contenu...
Les apprentis sorciers tant décriés par Deb s'occupent de tout ça... fort lucrativement pour eux et encore plus fort pour nos oreilles.
Certains/certaines disent même clairement ne pas/plus tenir compte de la R 128, les contraintes étant trop fortes, selon eux, pour "travailler" les données audio-numériques. Quand ensuite le tout repasse par une plateforme de diffusion ayant sa propre vision et ses propres algorithmes de déclinaison de cette même R 128...
Je vous laisse imaginer le résultat sonore après ces "manips" et la difficulté de "comparer".

PS; Je ne montre plus ces phénomènes et les cortèges d'artefacts qu'ils provoquent. C'est connu, prouvé ET audible.
J'avais aussi envisagé de montrer, aux Trois Lacs, à qui le voudrait bien, ce qu'il y a dans des fichiers, ce que la simple conversion peut provoquer, tout comme la compression de dynamique.
J'y ai renoncé au vu du peu d'intérêt porté à ce que contiennent nos sources numériques.
Le "fatras technique" incommode plus qu'il n'intéresse. Et pourtant...
Comme disait une vieille pub, "Elle vous trompe", parlant de notre chaine HiFi.
Avec le numérique, il n'y a pas qu'elle, la source aussi. :pompom: :happy1:
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Marc
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Re: Analyse des fichiers numériques

Message par Marc »

Merci pour les explications <:)
Vive l'analogique avec ses belles distorsions agréables à l'écoute. :diable:
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